| Mon récit du voyage/ Mes impressions |
Page 3 sur 3 Le lendemain matin, c’est le départ pour Rome, capitale de l’Italie. Le train passe par Grosseto, puis longe le littoral. En arrivant à Rome, je me retrouve dans les embouteillages, les sonneries de klaxons et les engueulades à très hautes voix comme savent le faire les italiens. J’ai 3 jours et demi pour visiter Rome. Je ne vous recommanderai pas l’hotel où j’étais car extrèmement bruyant. En Italie, même si le double vitrage existe, les fenêtres ne sont de toute façon pas étanches. C’est un peu comme les fils d’antenne qui dégringolent du toit et qui pendouillent le long des murs. A partir du moment où ça marche, il faut pas trop chercher la petite bête.
A Rome, le beau temps est de retour. La silhouette des pins parasol donne une certaine quiétude aux lieux. Rome est une ville très verte avec des façades de couleurs chaudes et pastelles ; il est très agréable de s’y promener. Finalement la circulation automobile ne parait pas si dense que ça. Les rues sont très largement dimensionnées pour acceuillir un grand nombre de voitures. Par contre, même au mois de novembre, il y a encore beaucoup de touristes. Les lieux les plus fréquentés sont la Fontana di Trevi qu’il vaut mieux aller voir tôt le matin et la Piazza di Spagna. Les autres lieux sont plus tranquilles.
Vous verez beaucoup de jardins sur les toits et beaucoup de séminaristes et de bonne-soeurs dans les rues. A voir absolument : les jardins Borghese et la cité du Vatican avec ses gardes suisses.
Après Rome, j’avais envie de voir le sud de l’Italie. J’aurais bien aimé aller en Calabre, mais le train met plus de 10 heures pour y aller. J’ai finalement choisi la région des Pouilles et Bari pour un périple de 6 heures en train. Dans le sud, les trains ne partent pas à l’heure et tout le monde s’en fiche, à part peut-être les touristes qui sont habitués à plus de ponctualité. Le train que j’ai pris va me faire traverser l’Italie d’ouest en est. Nous passons par Frosinone, Cassino, Caserta, Benevento, Ariano-Irpino, Foggia, Barletta, Trani, Molfetta et enfin Bari.
Au départ de Rome, le train était plein, mais arrivé à Caserta, il s’est quasiment entièrement vidé. Juste après avoir quitté Rome, la végétation se compose de pins parasol, de palmiers et d’oliviers. Au loin, on aperçoit des montagnes assez élevées dont une est enneigée. Il s’agit du Corno Grande à 2914 m d’altitude. Quand on descend un peu plus au sud, on voit de plus en plus d’arbres fruitiers (oranges et makis), des vignes et des moutons, ainsi que des cactus. Après Benevento, on peut même voir des champs d’héoliennes perchés en haut des collines. Les héoliennes italiennes sont rouges au bout des ailes. Les villes et villages sont eux aussi accrochés aux collines. Dans le train, j’échange quelques mots d’espagnol avec ma voisine. Elle est espagnole, mais vit à Bari le temps d’Erasmus pour des études de journalisme, spécialité « presse écrite ».
Arrivée à Bari à 14h. Il fait toujours aussi beau, ciel bleu et magnifique soleil. A la sortie de la gare, il y a un bureau de l’office du tourisme, mais il n’ouvre qu’à 16h30. Je décide d’aller à la recherche de mon hotel en questionnant 3 jeunes filles installées au soleil sur un banc. Sur les 3, seulement une sait parler anglais. Par contre, elles connaissent très bien les noms des rues de leur ville. Avec quelques mots d’anglais, d’italien et de français et surtout beaucoup de gestes, j’avais toutes les indications pour trouver mon hotel. En 3 rues et 2 bifurcations, j’y étais. Bari est une grande ville située sur la côte adriatique, mais le coeur de la ville a conservé un centre historique construit par les Grecs, labyrinthe inextricable de ruelles et de maisons blanches un peu défraichies. A Bari, on est vraiment à l’heure italienne avec des scènes de la vie de tous les jours que vous ne pourrez jamais voir dans les villes touristiques. Pour reprendre mon avion, il faut que je remonte toute l’italie. Le train empreinte une ligne le long du littoral adriatique en passant par Pescara, Ancona et Rimini.
De retour à Venise, je fais route jusqu’à l’aéroport Marco Polo, avec l’autobus n°5.
Arrivederci Italia !
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