L'Italie   
  
Mon récit du voyage/ Mes impressions
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Mon récit du voyage/ Mes impressions
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Juste avant d’attérrir en Italie, l’avion survole la mer parsemée de petites îles : un avant-goût de la ville de Venise. L’aéroport Marco Polo de Venise n’est pas très grand. Il pleut des cordes à l’extérieur. Nous sommes le 04 Novembre à 15h.

Pour rejoindre la ville, je prends le bus n°5 qui assure la navette entre l’aéroport et la fameuse place de Rome (Piazza Roma), le terminus de toutes les voitures, juste à l’entrée de Venise. Le trajet prend une demi-heure. J’arrive à Piazza Roma sous une pluie battante pour aller à la recherche de mon hotel.
Un ou deux jours avant mon départ, Venise était victime du phénomène d’Acqua Alta. De grandes flaques d’eau au milieu des pavés sont encore là. Une fois les bagages déposés, je décide d’aller sans attendre découvrir cette ville sur l’eau avec ses multiples ponts. Sur la place San Marco, les passelles en cas d’Acqua Alta sont toujours en place. Même sous la pluie, la magie de Venise opère tout de suite. Je n'ai pas regretté d'avoir mes bottes en caoutchouc, car sinon, entre les vestiges de l’Acqua Alta et la pluie battante, j’aurais eu les jambes complètement trempées.
Dès le landemain, un magnifique soleil et ciel bleu m’attendent. Il ne fait pas froid, c'est très agréable. C'est un peu comme si l'été se prolongait.
J’ai parcouru des kilomêtres à pied, montant et redescendant les ponts, visitant toutes les petites ruelles, même celles très étroites qui permettent à peine le passage d’une personne, tomber nez à nez avec des multitudes de pièces de tissus suspendues en train de sécher au vent au dessus d’un canal. Quand il fait très chaud, les petites ruelles renferment de la fraicheur et de l’ombre. J’ai adoré me perdre dans ce labyrinthe, me retrouvant face au canal mais sans pont, contrainte de faire demi-tour et quand je suis un peu perdue au détour d’une place un petit pépé Italien me crie : « Signora, el Rialto è la seconda », me revoilà sur les rails pour trouver le Rialto. Il faut au moins habiter Venise depuis 10 ans pour connaitre toutes ces petites ruelles.
Venise regorge de petites boutiques (vins, pâtes, charcuteries, souvenirs), de marchés de fruits et légumes et même de tous petits marchés flottants où le marchant reste sur son bateau et la vente se fait à quai. Il y a aussi de surprenants marchés aux poissons tous les jours avec une varièté à faire palir une bretonne. La mer adriatique est décidemment bien plus riche en variétés que l’océan atlantique.
Le symbole de Venise est sans aucun doute le masque vénitien qui est omniprésent dans toute la ville.
J’ai vraiment adoré Venise, ainsi que prendre le vaporetto pour aller visiter les iles de Murano, Burano et Torcello.
A Murano, c’est l’artisanat du verre avec la célèbre Murane (pendantif en verre décoré avec un dessin spécifique, mais où les couleurs peuvent varier). On y trouve des bijoux, des petits objets décoratifs en tout genre, des carafes, des lustres...
A Burano, c’est l’artisanat de la dentelle. On y trouve des nappes, des châles, des chemisiers en dentelle. Burano est aussi une petite île au patchwork de couleurs vives où il fait bon flaner. Les prix pratiqués dans ces îles sont en général moins élevés qu’à Venise même.
Venise, Murano, Burano, il y aurait tant à dire. C'est magnifique ! Un vrai petit bijou ! Je ne peux que vous encourager à y aller.
 
Après 4 jours passés à Venise, je prends le train direction Pise pour poursuivre mon voyage. En Italie, c’est comme en France, il faut oblitérer son billet de train avant de monter. Entre Venise et Florence, j’ai droit à un Eurostar, le train moderne italien, confortable et assez rapide. Le trajet prend à peine 3 heures. Puis entre Florence et Pise, là, c’est un « vieux coucou ». Il s’arrète à toutes les gares. Entre Florence et Pise, les cactus apparaissent.