L'Italie   
  
Mes Anecdotes




Les canettes de « Perrier » qui volent :
Au cours du vol Paris-Venise, nous avons eu droit à quelques turbulences, dont « certaines n’étaient pas piquées des hannetons ». Les stewards et hôtesses étaient en train de nous servir une petite collation quand, par surprise, tout à valdinguer dans la cabine. Le steward a rattrapé ses canettes comme il a pu et s’est accroché à son chariot le temps que ça passe.

Au haut parleur, le commandant de bord annonçait, un peu en retard : « Nous traversons une zone de turbulence, merci de regagner vos sièges et d’attacher vos ceintures ». Bien avant cette annonce, tout le monde était bien gentiment retourné à son siège et plus personne n’avait très faim pour manger la petite collation. J’étais contente de poser mes pieds sur le sol italien saine et sauve. Jusqu’à présent, je n’avais pas connu pareilles turbulences.

 
Les « latin lovers » :
On ne reste pas seule bien longtemps en Italie, du moins lorsque l’on est du sexe dit « faible ». A chaque fois que j’ai voulu me reposer un peu sur un banc, à chaque fois je me suis fait aborder par un italien : un « latin lover » comme je les ai baptisés.
Un « latin lover » repère sa proie de loin et dès que l’occasion se présente, vient l’aborder en toute politesse.
Ils cherchent, ils ont le temps ou plutôt ils prennent le temps. On dirait un sport national.
Dans leur emploi du temps, il devait y avoir marqué : « trouver une proie et ne pas la lacher jusqu’au soir ».
Ils sont très courtois, ils ne sont pas pressés, prêt à y passer la journée. Il n’y a qu’en Italie qu’on se fait aborder si agréablement, avec délicatesse.
Cela dit, ça devient un peu casse-pied quand ça devient systématique !
 
 
Due posti :
En Italie, il faut bien vérifier si ce qu’on vous donne correspond bien à ce que vous avez demandé. Les italiens ne sont pas toujours bien réveillés ou alors ils ont un peu la tête dans les nuages.
 
A la gare de Rome, je suis allée acheter mon billet de train Rome-Bari. J’ai pourtant bien indiqué à l’employé du guichet que je voulais un aller simple pour une personne pour tel jour et à telle heure. Quand je reçois mon billet entre les mains, je vois marqué « Posti 31, 32 ». Bizarre !?! Suis-je si grosse que je ne peux pas tenir sur un seul siège ??? Interloquée, je demande à l’employé pourquoi j’avais 2 places pour moi toute seule et là, il s’est confondu en excuses disant qu’il avait cru que c’était pour 2 personnes. Le billet erroné fut annulé et je reçu un tout nouveau billet avec seulement la place 32.
 
Parfois, la qualité des renseignements n’est pas toujours à la hauteur non plus. Quand je me suis renseigné pour aller en car à Montepulciano à partir de Sienne, on m’a dit qu’il y avait un car qui faisait l’aller/retour Sienne-Montepulciano dans la journée. Je demandais les horaires des allers et des retours possibles et s’il s’agissait bien de cars directs, sans correspondance. Les différents horaires me furent donnés et on me certifia qu’il s’agissait bien d’un car direct.
A l’aller, le car était effectivement direct, mais au retour, pas du tout. A l’heure dite, je me rends à la petite gare routière de Montepulciano pour trouver le car pour Sienne. Et là, surprise, il n’y en a pas. Après avoir épluché toutes les fiches sur le panneaux des horaires, je trouve un car qui s’arrête à un autre village juste avant Sienne. Je demande confirmation au chauffeur avant de monter dans le car. Oui, effectivement, lui s’arrête à la périphérie de Sienne et un autre car fait l’autre bout du chemin. Rassurée, je monte dans le car. A l’endroit où je devais changer de car pour continuer dans le centre de Sienne, je me fais lacher en pleine campagne sans aucun éclairage sous un abri de fortune. Il n’y a aucun horaire affiché, je ne sais pas quand l’autre car va arriver. Après un bon ¼ d’heure de septicisme, j’entends un autobus arrivé. Ouf ! c’était bien cet autobus que je devais prendre pour me rendre dans le centre de Sienne. L’autobus a du me faire visiter tous les quartiers à la périphérie de Sienne. Il m’aura fallu 2h30 pour rentrer. Ben si c’est ça qu’ils appellent du direct !!!
 
 
Acheter des timbres : pas si simple !
J’avais bien préparer ma petite phrase en italien pour demander 7 timbres au tarif Europe à la poste de Sienne, quand juste après la porte d’entrée, je suis arrêtée dans mon élan par un automate qui me donne la possibilité de presser 2 boutons. Seulement voilà, sur les 2 lignes d’explications correspondant aux 2 boutons, le mot timbre (francobollo en italien) n’apparaît même pas. Zut alors !!!! Y en a marre de ces machines, je préfère avoir affaire à des vraies personnes à qui on peut poser notre question comme on veut. Non mais alors !
Bref, une dame qui rentrait juste derrière moi m’a aidé dans mon dilemme en me montrant quel bouton presser et en me disant qu’il fallait que j’aille aux guichets avec des numéros verts. J’avais plus qu’à attendre mon tour et j’ai pû avoir mes 7 timbres et poster mes petites cartes postales.
 
 
37,5 cl de Chianti :
Lorsque j’étais à Venise, je me suis payé un dîner au restaurant. Après avoir mangé pas mal de sandwiches, j’avais envie d’un vrai repas. Au moment de la commande, je vois que le restaurant propose des petites bouteilles de 25cl de vin et notamment du Chianti. A moi toute seule, 25cl de vin, c’est raisonnable et ça me permet de goûter le Chianti. J’annonce donc ma commande : soupe de poissons, foie de veau à la vénitienne et petite bouteille de Chianti.
Quand je vois la bouteille arrivée, il s’agit de 37,5cl et non de 25cl. Ils avaient fait des erreurs de tabulations sur la carte des vins. Soit, je décida de goûter quand même le Chianti. Mais 37,5cl, c’est un peu beaucoup pour une personne seule, surtout qu’il fallait que je retourne à mon hotel sans tomber dans un canal. Le restaurant se trouvait le long de la Riva degli Schiavoni et mon hotel était à côté de la gare. Et oui, quand même, ça en fait des canaux sur le chemin !
 
 
Mon coup de gueule : Pourquoi traduisons-nous les noms de ville ?!?
Pourquoi diable voulons-nous absolument tout traduire. Quand une ville porte un nom, c’est SON nom que ce soit en français, chinois ou finlandais.
Imaginez un peu le bordel que ça peut être : un touriste français qui ne parle pas italien veut aller à Florence. Florence, les italiens, ils ne connaissent pas puisque pour eux cette même ville s’appelle Firenze.
Si on prend un autre exemple, peut-être un peu plus parlant pour nous français : un touriste italien en train de visiter la France vous demande comment aller à Parigi. Je parie que plusieurs d’entre nous feraient les gros yeux et se demanderaient si ce Parigi est bien en France, avec un nom pareil. Et bien Parigi est la traduction italienne de Paris, notre capitale. Et oui, il faut le savoir !  Pourquoi est-ce que nous nous compliquons les choses, franchement ?!?