L'Italie   
  
Les Particularités Italiennes



Aqua Alta :
Kesako ??? L’Aqua Alta est ce fameux phénomène qui met les pieds de vénitiens dans l’eau. Mais rassurez-vous, tout Venise n’est pas forcément inondée. Comme je savais que juste avant mon décollage pour Venise, les vénitiens avaient les pieds dans l’eau, je me suis documentée sur le sujet car j’avais peur de ne pas pouvoir mettre les pieds à Venise et de devoir bifurquer illico-presto vers Vérone.
Ce phénomène peut arriver entre le 15 Septembre et le 15 Mai. Si la marée présente 1m de hauteur, alors Venise est inondée à 3,56%, avec à coup sûr la Piazza San Marco les pieds dans l’eau. Mais le reste de la ville reste praticable. Le mieux, c’est de prévoir. Voici une adresse qui peut vous être utile avant votre départ pour Venise : http://www.e-venise.com
Dès que vous voyez que les niveaux annoncés dépassent les 80cm, la prudence commence à s’imposer et il vaut mieux avoir prévu les bottes en caoutchouc.
En cas d’Aqua Alta, la ville de Venise installe des passerelles. Mais, avec le flot des touristes qui visitent Venise tous les mois de l’année, elles risquent fort d’être encombrées.
 
 
Ils ne rigolent pas avec les formalités :
L’Italie est le seul pays où, en arrivant à l’hotel, la réception garde votre carte d’identité un bon ¼ d’heure pour remplir toutes les formalités administratives de séjour des étrangers. Ils ne rigolent vraiment pas du tout avec ça !
 
 
Affluence des Touristes/Bonne Humeur des Italiens :
A Venise, il faut savoir qu’il y a beaucoup de touristes toute l’année. La plupart des touristes se trouvent au Rialto et à la place San Marco ou sur les chemins les plus directs pour arriver à ces deux endroits. Sorti de ces chemins, il y a moyen d’être beaucoup plus tranquille et de s’avourer les promenades le long des canaux.
Florence et Rome sont elles aussi victimes de flots importants de touristes. Dans ces 2 villes, il est un peu plus compliqué de s’en échapper.
Malgré cette affluence considérable de touristes, les italiens restent courtois, aimables et prêts à vous rendre service ou à vous renseigner.
Si ces villes étaient en France, je ne pense pas que les français seraient aussi courtois que le sont les italiens. Je les entends déjà raler.....
 
 
Particularités de Venise :
A Venise, même le ramassage des poubelles a du charme. A pied, armé d’une petite charette à roulettes, l’agent de nettoyage décroche les sacs suspendus aux fenêtres pour les entasser dans sa charette. Une fois sa charette remplie, elle est tranférée sur un bateau pour évacuation.
 
Les livraisons sont aussi épiques. Toutes les marchandises arrivent par l’eau. Elles sont déchargées à bras d’homme. Pendant qu’un premier jette la marchandise du bateau vers le quai, un second la réceptionne et l’empile sur une petite charette à bras. Ensuite, le livreur va devoir slalomer entre les touristes, monter les ponts, redescendre les ponts et arpenter les petites ruelles, tout ça avec sa petite charette à roulettes. Une chose est sûre, les livreurs vénitiens ne sont pas fainiants.
 
 
Les vendeurs ambulants :
Dans toute l’Italie, vous avez énormément de vendeurs ambulants. Matin et soir, ils déplient et replient leurs stands qui, une fois entièrement rangés, ressemblent à des grosses boites sur roulettes. Et tous les soirs, ils repartent chez eux en les poussant sur les pavés. A Venise, imaginez un peu le sport que ça peut être de devoir réinstaller son stand tous les jours et de le redésinstaller tous les soirs. Sans parler des ponts qu’il faut monter et descendre avec la grosse boite sur roulettes. Chapeau Messieurs les vendeurs ambulants, vous méritez vraiment votre gagne-pain !
Une autre sorte de vendeurs ambulants existe aussi dans les principales grandes villes touristiques. Il s’agit des Noirs Africains qui vendent à la sauvette des sacs Hermès contrefaits.


Portrait des Italiens :
Ils parlent fort entre eux et au téléphone qu’ils ont en général toujours à l’oreille. Ils sont des maniaques du klaxon. Dans les lieux publics (gares, offices du tourisme), il règne toujours un vacarme assourdissant !
Ils ont le teint halé et de grandes lunettes de soleil leur mangent quasiment la moitié du visage. Homme comme femme, ils ont très souvent la cigarette au bec et un petit chien en laisse.
Ils aiment la mode et les accessoires de marques : Gucci, Armani, Hermès, Dior.....
S’ils se réveillent doucement le matin avec seulement un capucino en guise de petit-déjeuner, ils sont dehors tous les soirs de la semaine et tout le week-end.
Chez eux, ils vivent dans le noir : les volets sont toujours fermés. Il y a plusieurs raisons à cela. Tout d’abord, le soleil cogne fort quasiment 8 à 9 mois de l’année. Ensuite, les immeubles sont tellement imbriquées les uns dans les autres que chaque fenêtre a un vis-à-vis assuré. Les volets fermés permettent de garder un peu d’intimité.
Les italiens vivent surtout en immeuble. Les maisons individuelles sont rares et en général, il s’agit de fermes perdues au milieu de la nature. Dans le nord, les immeubles ont des toits en tuiles très légèrement pentus. Dans le sud, les immeubles ont des toits en terrasse.
Que dire d’autre ?
Ils ont un vrai sens du contact et adorent communiquer, et ce, dans n’importe quelle langue. Au nord de l’Italie, certains parlent très bien français sans aucun accent. Avec les italiens, vous arrivez toujours à vous faire comprendre.
Ils prennent la vie du bon côté et adorent le soleil qui est quasiment leur seul sujet d’inquiétude quand il ne brille pas de tous ses feux.
 
 
Les Apparences :
En Italie, les apparences sont importantes. Quoi de plus naturel quand les italiens eux-mêmes adorent les marques : Gucci, Dior, Armani... Les hôtels n’échappent pas à cette régle.
Quand vous arrivez dans un hotel ***ou ****, vous avez des porteurs de bagages qui vous attendent à la réception comme s’ils n’attendaient que vous. La réception de l’hotel, elle aussi, est grandiose : grand espace et dernier chic pour la déco. Mais une fois arrivée dans la chambre, il se peut que le niveau de prestation baisse soudainement !
 
 
Le petit-déjeuner italien :
Un Capucino et rien d’autre !
Quand on a l’habitude de prendre un méga petit-déjeuner le matin, c’est un peu rude !
Même si vous trouvez de quoi vous substantiver, on est bien loin des petit-déjeuners pantagruéliques des scandinaves. Par exemple, si vous êtes amateurs de thé, il se peut que l’on vous serve une eau chaude très légèrement teintée. En France et dans bien d’autres pays (n’est-ce pas mes amis les anglais), on aurait appelé cela du « jus de chaussette ». Il en est de même pour le pain. Très rares sont les endroits où j’ai trouvé du vrai pain. Dans la majeure partie des cas, vous n’avez que brioches, biscuits ou viennoiseries, quand il y en a.....
 
 
Les gares et les trains italiens :
Dans toutes les gares italiennes, que ce soit à Venise, Florence ou les autres, il règne un vacarme assourdissant, entre les annonces incessantes au haut parleur et les gens qui parlent fort.
Dans les gares des villes touristiques, toutes les annonces sont faites en italien et en anglais. Par contre, une fois dans le sud de l’Italie, loin des hordes de touristes, les annonces ne sont plus faites qu’en italien.
Au niveau des trains, il existe une très forte inégalité entre le nord et le sud.
Le nord dispose de trains rapides et confortables « Eurostar » qui partent et arrivent à l’heure. Le sud a été oublié. Là-bas, les trains ne partent pas à l’heure et ça n’étonne personne, sauf les touristes biensûr. Personne ne regarde sa montre. On partira quand on partira, l’important étant d’être dans le train.
Tous les trains italiens, à part l’Eurostar, ont du vécu. Les papies et mamies italiens ont intérêt à rester sveltes pour continuer à monter les genoux bien haut pour grimper dans ces trains. Les chemins de fer italiens auraient bien besoin du gros coup de neuf. La modernisation a raté quelques dizaines d’années.
Ceci n’est pas vraiment étonnant quand on sait que l’Italie, à elle seule, renferme 60% du patrimoine mondial de l’Unesco. Cet énorme héritage est un fardeau considérable pour le pays, surtout si on rajoute à cela le gouvernement de Berlusconi et la Mafia. Alors c’est un peu normal qu’ils aient du mal à trouver de l’argent pour leurs trains.
 
 
 
Pays des mini-voitures et des mini-camions :
L’Italie, par ces petites rues et ses étroites ruelles, est le pays des mini-voitures, des mini-camions, des mini-bus et des scooters. Pour les mini-camions à 3 roues, on se demande parfois comment le chauffeur arrive à rentrer dans la toute petite cabine.
 
 
Les programmes TV Italiens :
Ca vaut le coup de jetter un oeil à la télé italienne ! Je vous dis pas le dépaysement en voyant Walker Texas Ranger en italien. Il y a les mêmes émissions qu’en France, mais tout en italien : Alerte Cobra 11, la roue de la fortune (avec Victoria), Kohlanta, Qui veut gagner des millions...etc.....
Les 3 principales chaines italiennes sont Rio Uno, Rio Due et Rio Tre.
 
 
Un petit goût de France :
A Florence, j'ai eu la joie de gouter aux grèves des transports italiens pendant la journee du 10 novembre. Plus aucun car, autobus, ni train. Je vous dis pas le bordel dans la ville de Florence où circuler n'est déjà pas évident d'ordinaire.
A Rome, je me suis retrouvée au beau milieu d’une manifestation.
Décidément, Italiens et Français se ressemblent assez. Un rien raleur ces Italiens !
 
 
Scène de vie quotidienne dans la « vraie » Italie :
Pour voir ces scènes typiques, il faut s’éloigner des endroits trop touristiques.
 
Un premier exemple avec les horaires des magasins : à Venise, les magasins sont ouverts toute la journée et ferment vers 19h (en novembre). On dirait des horaires français. Or, dans la « vraie » Italie, les magasins sont ouverts de 9h à 13h et de 16h30 à 20h30. Plus rien à voir avec les horaires français. Du coup, il y a plein de monde dans les rues tous les soirs, même en semaine, jusqu’à facilement 21h.
 
Scènes de vie au centre historique de Bari :
Une fois la nuit tombée dans le vieux centre historique de Bari, une agréable odeur de lessive plane dans l’air. A la plupart des fenêtres, du linge vient d’être étendu sur les balcons. En arpentant les ruelles, je passe devant les entrées des maisons. Les portes sont grandes ouvertes. Un simple rideau cache l’intérieur des maisons. Quand la lumière est allumée ou qu’un vent un peu coquin souffle le rideau, les scènes quotidiennes de la famille se retrouvent exposées indiscrètement au regard du passant. J’ai l’impression de rentrer dans l’intimité des familles.
Les gamins jouent au ballon devant les maisons dans les ruelles enchevétrées. De la musique pop italienne s’échape de quelques fenêtres. Le grand fils que l’on a envoyé à l’épicerie, crie du bas de la rue qu’il n’y a plus ce que sa mère voulait. Une nouvelle commande est passée depuis la fenêtre vers le bas de la rue et le grand fils retourne à l’épicerie.
Les petits vieux se retrouvent en bas de l’immeuble pour papoter toute la soirée, assis sur des chaises de fortune.
Dans les ruelles, le temps semble s’être arrêté, les boutiques sont toujours comme autrefois : boucherie avec comptoir en marbre, coiffeur-barbier ou encore salle de jeux sous des voutes en pierres d’époque.
Vers 20h, un pêcheur arrive avec ses prises du soir et vend directement, depuis sa camionnette, ses poissons aux habitants à l’entrée du centre historique.
Une femme est en train de faire frire des poissons dans l’huile dans la rue juste devant l’entrée de sa maison, sur un réchaud à gaz.
Le ramassage des bouteilles de gaz vides et leur remplacement se font à scooter, bouteille par bouteille.
 
Partie de cartes entre hommes :
C’est un rendez-vous exclusivement masculin. De loin, on s’agitte, on parle fort, on se croierai presque à une criée aux poissons, mais en fait il s’agit de parties de cartes pour de l’argent. Chaque joueur se prend très au sérieux. Il y a plusieurs rassemblements comme cela dans toute la ville dès le soir venu.